STORYTELLING CRÉER DES SOUVENIRS 13/50

Story 13 - Semaine 2 - Prises Spéciales 5 - PLUS GRAND SANGLIER DU WORLD PREDATOR CLASSIC

STORYTELLING CRÉER DES SOUVENIRS 12/50

Story 13 - Semaine 2 - Prises Spéciales 5 - PLUS GRAND SANGLIER DU WORLD PREDATOR CLASSIC

Certaines prises ont quelque chose de vraiment spécial — et encore plus lorsqu’elles arrivent avec les jeunes !

Pour ce souvenir inoubliable, nous retournons au Championnat du Monde 2023 : la World Predator Classic Cup.
Ce qui rend cette World Predator Classic si belle, c’est que, pour la toute première fois, une journée de compétition était également dédiée aux juniors !
Ce jour‑là, les Pro‑Anglers n’ont pas le droit de pêcher — seul le junior peut tenir une canne !
La pêche n’est pas autorisée sur le parcours officiel, mais bien sur deux rivières et… sur le Volkerak, mon terrain de jeu ! Parfait pour moi, et j’avais préparé un plan tactique très précis pour mon junior.

Mais le destin en a décidé autrement : en raison du vent fort, la deuxième journée des Pro‑Anglers a été déplacée au jour des Juniors.
La journée s’annonçait épuisante : départ à 06h00, puis après 15h00 — après notre propre journée de compétition — nous repartions avec les juniors.
De plus, la journée Junior fut réduite à quelques heures en soirée au lieu d’une journée complète, donc naviguer jusqu’au Volkerak n’était plus une option — beaucoup trop loin !

Au tirage au sort, j’ai accueilli Daantje et son père Koen (comme responsable) dans mon bateau. Tous deux déjà passionnés de pêche, donc c’était prometteur.
J’ai offert à Daantje une « casquette AnyWareFishing avec LEDs » et je leur ai expliqué le PLAN B :
Une nouvelle tactique, adaptée aux circonstances : comme les autres bateaux, nous allions remonter la rivière la plus proche pour ne pas perdre de temps, mais nous allions nous concentrer sur le sandre, car c’est avec lui que nous pouvions marquer le plus de points dans le temps limité :
3 sandres de 42 cm (la taille minimale) nous rapporteraient 126 points — faisable, et bien plus probable que de capturer un brochet métrés sur une rivière.
« Accrochez‑vous bien ! »
Au signal de départ, nous partons comme des fusées.
J’essaie de devancer les autres bateaux de compétition, ce qui n’est pas simple : certains bass‑boats sont ultra rapides avec 250 HP ou plus. Les postes se remplissent les uns après les autres, mais nous continuons — j’ai un spot en tête où j’avais pris de beaux sandres il y a de nombreuses années.
Mais encore une fois, la chance n’est pas avec nous : je ne reconnais pas le spot et j’arrive au bout de la rivière.
Un petit juron, puis on se ressaisit immédiatement, car j’ai aussi un bon spot à sandre ici, datant d’il y a longtemps.
Mais hélas — encore de la malchance. Le courant est tellement fort que même avec une tête plombée de 30 g et la dérive du bateau, Daantje ne touche pas le fond. Impossible de pêcher ainsi !
Nous devons réagir vite — un coup d’œil à Google Maps pour retrouver un indice de mon premier spot.
À pleine vitesse, nous longeons la rive à la recherche d’un repère, et soudain — oui — je reconnais le spot !
« Jésus, pas de bol : un autre bateau de compétition est déjà ancré dessus ! »
Encore un changement de plan — plus de 45 minutes perdues et toujours aucun poisson dans le bateau !
À une centaine de mètres du spot, deux grosses bouées rouges. Je jette l’ancre juste derrière la première.
« Avec ce courant, il y a forcément un sandre derrière la bouée », expliqué‑je — et à peine Daantje laisse‑t‑il descendre son shad que… PAF !!!
Premier poisson ! Joie générale à bord. Mais la réglette nous ramène à la réalité : 39 cm — trop petit !
Mais soudain, la chance tourne.
Le bruit et l’enthousiasme attirent l’attention du bateau concurrent. Ils quittent leur spot pour tenter leur chance derrière la deuxième bouée rouge.
Nous saisissons l’occasion et lançons immédiatement une dérive, dans le courant, sur le spot visé.

Dès la première dérive, nous marquons un sandre de 45 cm, et chaque dérive apporte des touches !
Une belle perche de 43 cm monte aussi à bord, et je nous vois grimper dans le classement en direct.
Mais le temps presse, et la plupart des sandres sont petits et souvent sous‑taille.
Je décide donc de faire une dérive plus près de la berge, juste en dehors du courant principal… aucune touche… jusqu’à la toute fin de la dérive — une MÉGA TAPE !
Un énorme sandre de rivière nous montre toute sa puissance dans le courant. Mais Daantje reste incroyablement calme et le maîtrise parfaitement.
Après plusieurs minutes très intenses, la délivrance arrive — une fois sur la réglette, nous savons :
Exactement 90 cm — et bien sûr un record personnel pour Daantje.
Ce poisson propulse immédiatement Daantje à la troisième place, et la tension devient énorme : seulement 6 cm du premier !!!
Il reste un quart d’heure, l’espoir est là : un seul poisson — n’importe lequel au‑dessus de la taille — pourrait offrir la victoire finale à Daantje.
Mais hélas, deux poissons montent encore… et se décrochent tous les deux :-(
Cela n’a pas gâché la fête : plus tard, lors de la remise des prix, Daantje rayonnait comme jamais, il a remercié son « mentor » lors de l’interview et nous avons partagé un cornet de frites pour clôturer cette journée inoubliable.


Un détail particulièrement touchant : une semaine plus tard, Daantje m’appelle — il veut venir me voir chez moi avec une « petite attention » pour me remercier. Quelle joie et quelle émotion lorsque j’ai vu qu’il avait réalisé un véritable collage photo, imprimé professionnellement et encadré.
Les larmes me sont montées aux yeux, et aujourd’hui ce magnifique cadre trône dans les Volkeraklodges, afin que je puisse partager cette histoire avec chaque visiteur.

QUEL MONSTRE DE SANDRE : LE PLUS GRAND DE TOUT LE CHAMPIONNAT DU MONDE !!!

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Quand on n’abandonne pas et qu’on continue à donner le meilleur de soi, quoi qu’il arrive — quelle récompense !

Des souvenirs inoubliables.

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